Newsletter positive 3 : « Consommer moins de viande, un enjeu social, sociétal, écologique et éthique ! »

Pour faciliter votre lecture, j’ai surligné les informations importantes en gras. N’hésitez pas à me faire des retours !

Je commence cette petite newsletter par une grande nouvelle : la page « Ressentir et comprendre » a un nouveau logo ! Une main sur le cœur pour « ressentir », un doigt sur la tête pour « comprendre » et un chemin vers l’amour inconditionnel en arrière plan! Un immense merci à Duncan l’artiste de ce superbe logo !


Une société plus humaniste passera par un plus grand respect du vivant !

J’ai choisi de débuter cet article par quelques chiffres sur l’impact de l’élevage industriel (issus du site de Greenpeace) :

75%, c’est le pourcentage de terres agricoles dans le monde servant à élever du bétail

63% de déforestation due à l’élevage en Amazonie

14,5% des émissions de gaz à effet de serre dues à l’élevage soit autant que le secteur du transport.

Vous vous demandez surement ce qui pollue dans l’élevage de bétail, par conséquent je vais tenter de vous résumer en quelques lignes comment se décomposent les émissions mondiales liées à ce secteur. Je me suis servi des données de l’Organisation mondiale des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture :

  • 50% de méthane est issu de la fermentation entérique des ruminants, du lisier/fumier et du riz (dans les cultures de riz utilisées pour l’alimentation animale)
  • 25% de protoxyde d’azote (N20) lié aux engrais utilisés sur les cultures destinées à l’alimentation animale
  • 25% de CO2 lié aux changements d’affectation des terres (principalement la déforestation pour le soja et l’extension des pâtures) et à l’utilisation d’énergies fossiles (notamment pour les tracteurs)

Ces quelques lignes montrent que l’élevage est un contributeur important du réchauffement climatique à travers deux gaz à effet de serre moins connus que le dioxyde de carbone (C02) mais tout aussi néfastes, si ce n’est davantage : le protoxyde d’azote et le méthane. Ce dernier a un pouvoir de réchauffement 28 fois plus élevé que celui du C02 et serait responsable d’environ 20% de l’accroissement de la température observé au cours du siècle.

Depuis de nombreuses années, un changement a lieu au niveau de la consommation de protéine animale. Les associations de protection des animaux (L214) et certains médias nous informent de la souffrance animale et humaine liée à la surconsommation de produits issus de l’industrie animale. Et oui, les hommes souffrent également de cette production excessive ! J’ai eu l’occasion de rencontrer une personne ayant travaillé 5 ans dans un abattoir en Maurienne, et la souffrance que j’ai ressentie était bien réelle. On lave le cerveau de ces personnes, en leur répétant que les animaux ne sont que des objets et des biens matériels, ce qui amène à une violence inouïe dans ce type de production. De plus, l’impact écologique est énorme : 70% des terres cultivables mondiales sont utilisées pour nourrir les animaux d’élevage, la quantité d’eau nécessaire pour produire 1 kilo de viande représente l’équivalent de 100 douches classiques, la production d’1 kilo de viande de bœuf est aussi nocive pour le climat qu’un déplacement de 250 km en automobile, l’ammoniac contenu dans les excréments pollue les eaux et les terres tout en augmentant l’acidité des sols… 

Il ne s’agit pas d’arrêter totalement de manger de la viande et du poisson ! L’invitation qui est faite par les associations qui se battent pour le respect des animaux, c’est une consommation plus responsable, qui passe par une moins grande quantité et une meilleure qualité

« Je veux continuer à manger de la viande, mais de manière éthique. Comment faire ? »

J’ai découvert il y a quelques jours l’entreprise « Le bœuf éthique » qui propose une offre de viande plus respectueuse du vivant. Elle se base sur trois piliers : le respect des animaux (avec un engagement pour le bien-être des animaux et en garantissant de bonnes conditions d’élevage et d’abattage), le respect de l’éleveur (valoriser le savoir-faire des éleveurs paysans et leur garantir une meilleure rémunération) et enfin le respect du consommateur (en proposant une viande de qualité avec des informations claires et lisibles sur la provenance). La particularité de cette entreprise, c’est son système d’abatage mobile, ce ne sont plus les animaux qui parcourent des centaines de kilomètres pour être tués mais c’est l’abattoir qui vient à eux. Cela permet d’éviter du stress pour l’animal et de réduire l’empreinte carbone tout en garantissant un respect des conditions d’abatage.

« Je souhaite réduire ma consommation de viande, voire même devenir végétarien, mais je veux continuer à me faire plaisir. Comment faire ? »

Il est important de rappeler qu’un plat sans viande ne signifie pas un plat sans gras, sans plaisir et sans saveur ! « Le gras c’est la vie » et même si Karadoc n’est pas végétarien, sa réplique favorite s’applique aux plats dénués de protéines animales ! Un bon burger au steak de seitan fumé avec une bonne tranche de comté dessus et un petit pot de frites de patate douce… Ce n’est pas savoureux ça? « C’est pas faux ». Le respect du vivant passe par le changement de certaines de nos habitudes, et ça commence dans notre assiette ! Les progrès dans ce domaine sont énormes ! Il y a 10 ans, ne plus manger de viande, c’était se restreindre à de vieux pâtés dégueulasses aux champignons et au tofu nature pour accompagner ses graines germées… « Je ne mange pas de graines ! ». Mais ça c’était avant ! Désormais, il existe une étendue de produits qui permettent de manger moins de protéine animale tout en continuant de se faire plaisir ! Petit coup de cœur pour le tofu fumé de la biocoop ou les steaks de seitan à la sauce soja… mais je ne veux pas influencer !

Beaucoup se demandent où est la différence entre végétarien, végétalien, flexitarien et végan.

Flexitarisme : pratique alimentaire dont la base quotidienne est végétarienne, mais qui autorise une consommation occasionnelle de viande ou de poisson.

Végétalisme : pratique alimentaire excluant les produits animaux, aussi bien issus d’animaux morts que vivants.

Végétarisme : consiste à exclure de son alimentation toutes les chaires animales, c’est à dire la viande et la charcuterie ainsi que le poisson et les fruits de mer. Les aliments issus de la production animales, tels que les produits laitiers, les œufs et le miel sont autorisés.

Véganisme : mode de vie qui refuse tout produit qui vient de l’exploitation d’un animal. On ne parle plus ici uniquement du régime alimentaire (pas de vêtements en laine de mouton, pas de cuir…).

L’important n’est pas de se ranger dans une case, mais d’avoir une consommation en cohérence avec ses valeurs et convictions. Par exemple, je considère à titre personnel qu’être végétarien pour « protéger la planète » mais manger de l’avocat du chili transporté par avion, ça n’est pas vraiment cohérent. Je tente de proposer un nouveau nom de régime alimentaire : « protecteur du vivant« . Mais, ça veut dire quoi ?

« Protecteur du vivant » : mode de consommation qui s’intéresse à l’impact humain et écologique de l’ensemble des produits achetés. Cela signifie s’interroger sur leur fabrication, leur mode de transport, la rémunération pour les producteurs, les conditions d’emballage… Pour se faire, il faut accepter de manger des produits de saison et locaux pour réduire son impact carbone, privilégier le vrac afin de limiter les emballages inutiles, acheter des produits du marché pour faire fonctionner les producteurs locaux, favoriser les contenants facilement recyclables (boites de conserves, bouteilles en verre…).

Quelques pistes supplémentaires :

  • Osez un restaurant végétarien ! Ne plus manger de viande ne signifie pas la fin du plaisir et du gras! Des restaurants proposent des plats de plus en plus originaux sans viande tout en gardant le plaisir et les saveurs! Sur Angers, « le cooper Branch » est un vrai bon plan pour se lancer dans ce type d’aventure culinaire ! Je vous propose également « Gustavo » à Grenoble qui propose des Vebabs, la version sans viande du Kebab !
  • Pour les plus aventuriers, la Criqueterie (https://lacriqueterie.com/) propose des insectes comestibles français pour les apéros ! Selon Samir Mezdour chercheur en science des aliments et procédés alimentaires, « Les insectes peuvent répondre aux enjeux qui s’imposent à nous ». Les insectes c’est : un produit riche en protéines, moins consommateurs d’eau et de nourriture (Pour 1 kg de protéines bovine il faut 20kg de végétaux et seulement 2kg pour les insectes), moins polluant (100 fois moins de rejet de gaz à effet de serre), moins d’espace, moins de temps d’élevage… Est-ce l’avenir pour un mode de vie plus durable ? « Je pense que la question elle est vite répondue… »
  • Quelques protéines végétales pour éviter les carences! https://mercivegan.fr/proteines-vegetales
  • Si ces questions vous intéressent, je vous conseille le livre de Hugo Clément « Comment j’ai arrêté de manger les animaux »! Je vous mets le lien d’une vidéo dans laquelle il raconte cette conversion : https://www.dailymotion.com/video/x7a9fin 

Je tiens à rappeler que chacun est libre de faire comme il le souhaite ! On n’est pas végan ou carnivore ! Ce clivage que les médias cherchent à installer durablement dans les esprits n’existe pas ! Il n’y a pas UNE bonne consommation, chacun doit trouver celle qui lui correspond le mieux pour sa santé et selon ses convictions ! Il ne s’agit pas de juger la manière dont l’autre consomme mais de travailler sur sa propre consommation ! Le changement commence par chacun de nous ! Si je change j’invite l’autre au changement ! Néanmoins, il ne faut pas oublier de se faire plaisir (le plus possible de façon durable^^) car on ne mange pas pour vivre, on vit pour manger😉 !


Les deux phrases inspirantes de la semaine :

« Le bonheur n’est pas d’avoir tout ce qu’on désire mais d’apprécier ce que l’on a! »

Paulo Coello

« Nait-on deux fois? Oui. La première fois, le jour où l’on naît à la vie; la seconde fois le jour où l’on naît à l’amour! »

Victor Hugo

Allez une troisième, d’un grand homme!:

« Nos limites n’existent que dans nos craintes! »

N’ayez pas peur d’essayer, d’entrer dans une relation ou de rencontrer de nouvelles personnes, de faire des choses que vous pensez impossible ! 

Mais qui a bien pu dire cela… Un grand philosophe ou un grand écrivain ? Un indice « porte l’eau porte la vie »… toujours pas? « Aux arbres citoyens »? Et oui c’est du Yannick! 

Avec cette phrase, la balle est dans votre camp😉 (les plus sportifs comprendront la blague…^^)


La note juste :

  • « Aux arbres citoyens » de Yannick Noah
  • « A l’école de la vie » de Grand corps malade
  • « L’hymne de nos campagnes » de Tryo

Les bonnes nouvelles de la semaine :

  • 7 nouveaux sites environnementaux protégés crées en France par l’Union internationale pour la conservation de la nature.
  • Le Kenya a développé des bombes à graines pour reforester le pays rapidement. Ces graines enveloppés dans des coques de charbon sont protégées des animaux afin de permettre au maximum d’arbres de germer.
  • Michelin s’engage à développer des pneus 100% durables d’ici à 2050.
  • Le Z Event, évènement organisé par des streamers en ligne sur la plateforme twich, a permis de récolter plus de 10 millions d’euros pour action contre la faim.
  • Les terrasses chauffées vont disparaître définitivement dès cet hiver.
  • Le sénat vote pour des quotas aux postes de direction des grandes entreprises afin d’avancer sur l’égalité des sexes.
  • Les Etats-Unis délivrent un passeport avec un genre « x ». Une première !

Et le conte est bon !

Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville.
Un voyageur s’approcha de lui et lui dit : « Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens dans cette ville ? ».
Le vieil homme lui répondit par une question :
« Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? ».
« Egoïstes et méchants, c’est la raison pour laquelle j’étais bien content de partir », dit le jeune homme.
Le vieillard répondit : « tu trouveras les mêmes gens ici ».
Un peu plus tard, un autre voyageur lui posa la même question :
« Je viens d’arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? »
Le vieil homme répondit encore une fois par la même question :
« dis-moi mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? »
Ils étaient aimables et accueillants. J’avais de bons amis et j’ai eu du mal à les quitter, répondit le jeune voyageur.
Tu trouveras ici les mêmes, répondit le vieil homme.
Un homme assis tout près de là et qui avait tout entendu s’étonna auprès du vieux sage de ses réponses différentes.
Ce dernier répondit : « Chacun porte en lui sa vision du monde. Et celui qui ouvre son cœur change aussi son regard sur les autres. »

À méditer !

La Flatière, les Houches

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