Rencontre à cœur ouvert avec Johan Reboul alias « Le jeune engagé »

Cet article fait suite à un entretien que j’ai réalisé avec Johan Reboul dans le cadre de mon engagement pour le journal étudiant de mon université « Le dactylo ». Il s’agit d’une association qui propose gratuitement tous les 4 mois, un journal pour les étudiants du campus avec des articles sur des sujets variés comme l’écologie, la vie du campus, des témoignages, des critiques de livres… Je vous avais déjà proposé l’article que j’avais produit pour le premier numéro sur l’anthropocène :

Je remercie Johan d’avoir pris le temps de répondre à mes questions malgré son emploi du temps très chargé. J’apprécie beaucoup sa manière de sensibiliser sur des sujets sérieux tout en gardant un côté « décalé » afin de toucher un plus grand nombre de personnes. J’ai choisi de rédiger cet article à la manière d’un conte pour garder une approche « ludique » similaire à celle de Johan. L’objectif est de nous inviter à inventer de nouveaux récits, une nouvelle histoire de l’être humain plus en cohérence avec la protection du vivant dans sa globalité. Cette urgence climatique n’est pas la fin mais le début d’une aventure humaine qui nous invite à repenser notre manière de vivre. Nous allons avoir besoin de récits pour continuer à rêver et garder cette flamme d’espoir en l’avenir qui est nécessaire pour répondre à cet immense défi qui s’impose à nous. Je vous conseille de lire « Odyssée, pour une Terre Habitable » de François Prouteau dans lequel il propose un parallèle entre cette urgence climatique et l’Odyssée d’Homère. Pour lui, comme Ulysse, nous allons devoir partir dans une aventure humaine vers une destination inconnue et qui va changer en profondeur ce que nous sommes. Avec cette comparaison, François Prouteau nous propose de regarder l’urgence climatique comme une opportunité de vivre une aventure humaine « extraordinaire » qui pourrait nous permettre d’aller vers des sociétés plus respectueuses du vivant dans sa globalité. L’humour est sans aucun doute la meilleure « arme » que nous ayons pour garder espoir malgré une urgence climatique qui se fait de plus en plus alarmante. Merci Johan pour ton engagement qui inspire et sensibilise des milliers de jeunes !


Il était une fois, un jeune homme de 16 ans qui s’appelait Johan Reboul. Comme tous les jeunes de son âge, Johan aimait la musique, les réseaux sociaux et bien entendu le pesto ! Il était d’un naturel sympathique, drôle tout en ayant un « brin » d’autodérision. Johan semblait être un jeune comme il y en a tant, jonglant entre les études et sa vie sociale dans une société sécurisante permettant à chaque jeune de vivre dans l’instant présent sans se soucier de l’avenir. Toute son énergie était placée dans son cursus scolaire et dans ses nombreux divertissements qui lui permettaient de se ressourcer après des journées entières sur les bancs de l’école. La société semblait en cohérence avec les valeurs de ce jeune homme avant qu’il ne fasse une terrible découverte.

Un jour, alors qu’il passait le temps en « scrollant » son fil Twitter, il tomba sur l’hashtag #NutellaTueLesOrangsOutans. A cet instant, Johan découvrit l’ampleur des conséquences de la production de l’huile de palme sur la biodiversité. Il laissa tomber sa tartine de Nutella et ne la reprit plus jamais. Les images de forêts brulées et d’animaux braconnés pour produire de l’huile de palme bouleversèrent sa vision du monde. Il ressentit une colère incommensurable. Sa société, qui lui semblait alors sécurisante et protectrice du vivant, n’était en fait qu’une illusion… une dangereuse illusion car elle le plaçait contre son gré dans un rôle d’acteur indirect de la destruction de la nature à laquelle il tenait tant.

Une question s’imposa à lui « Que faire lorsque l’on a seulement 16 ans pour faire changer  un système qui détruit le vivant ? » Cette question semblait insoluble, mais Johan ne pouvait plus rester passif après cette prise de conscience radicale. Il prit la décision de redevenir acteur de sa consommation pour ne plus être responsable, même indirectement, de la destruction du vivant par des grandes entreprises. Après quelques recherches sur internet, il lista l’ensemble des produits de sa consommation qui contenaient cet ingrédient afin de les bannir définitivement. Bien entendu, Johan était conscient que son boycott individuel ne modifierait pas les modes de production des firmes industrielles. Pour autant, il savait au fond de lui qu’il venait de faire un premier pas dans son engagement politique. Avec ce changement d’habitude alimentaire, Johan venait de devenir un « consommacteur ». Il se dit pour lui-même « Peut-être que ma consommation ne va pas changer le monde mais au moins je fais ma part ».

Cette prise de conscience offrit à Johan un autre regard sur la société. Il découvrit que la plupart des personnes qui l’entouraient, ignoraient tout de ce désastre écologique dû à leur consommation. Afin d’agir au niveau collectif, il mit en place deux pétitions pour dénoncer les « ravages » de la culture des palmiers à huile. Grâce aux réseaux sociaux son engagement porta ses fruits avec près de 100 000 signatures. Ce fut une première victoire, et une preuve que malgré son âge il avait le pouvoir de changer les choses ! Quelques années plus tard, sa volonté d’agir se concrétisa par le lancement d’un nouveau projet qu’il décida t’intituler :

« Le Jeune engagé ». 

Son objectif était d’apporter de l’information pour les jeunes en utilisant les codes et les réseaux de cette génération. Johan décida de prendre le contre-pied de la sensibilisation habituelle en proposant une manière ludique et humoristique afin de dédramatiser le sujet de l’urgence climatique. Il parvint rapidement à diffuser son message à travers de courtes vidéos sur « Tik tok » ou instagram, tout en sensibilisant des personnes peu sensibles à la base aux environnementaux. Ne jamais se prendre au sérieux tout en sensibilisant à des sujets sérieux, voici la recette gagnante du « Jeune engagé ». 

Afin de mettre des mots sur les maux de notre société et sur les moyens d’actions de chaque jeune, Johan décida d’écrire et de publier son premier livre pour proposer un contenu durable en opposition à l’éphémérité de ces vidéos sur les réseaux. Son passage d’influenceur à auteur fut l’occasion pour lui d’être invité dans de nombreux médias lui permettant ainsi d’expliquer son engagement et la raison d’être de son projet. Lors de l’une de ces interviews, il déclara « L’écolo parfait n’existe pas, il ne faut pas chercher la contradiction en permanence. On n’a pas besoin d’être Greta Thunberg pour faire changer les choses. Je suis convaincu que si l’on cherchait moins la perfection il y aurait davantage de personnes pour s’engager sur ce sujet de l’urgence climatique ». Ce livre fut l’occasion pour lui de réaliser des rencontres enrichissantes et de maturer son projet engagé. Certaines entreprises, peu sensibles au respect du vivant, lui proposèrent des partenariats financiers qu’il préféra décliner. Seuls des projets cohérents avec ses aspirations profondes purent trouver grâce à ses yeux. De mois en mois son engagement s’intensifia, avec cet objectif omniprésent de déculpabiliser l’individu tout en lui permettant de prendre conscience que chacune de ses actions est politique et porte en elle le pouvoir de changer le monde. Pour lui, il fallait parvenir à créer l’envie, la curiosité, afin de lancer la personne dans le long processus de la prise de conscience écologique. Il passa les années qui suivirent à « jongler » entre ses cours de sciences politiques et son engagement quotidien se traduisant par de la création de contenu, des interviews et des articles à destination des autres jeunes sans jamais oublier que la meilleure sensibilisation passe par l’amusement !

Le guide du jeune engagé de Johan Reboul et Ihab Bourara aux éditions Fleurus


Pour compléter cet article, j’ai choisi de vous proposer sous une forme originale, ma vision de ce que pourrait être un jeune engagé dans ses habitudes de consommation. J’ai choisi d’intituler ce schéma « Le jeune de « demain » en référence au film de Cyril Dion « Demain ». Néanmoins, au vu de la rapidité du dérèglement climatique, cela ne fait plus sens de dire que les conséquences du réchauffement de la planète seront pour les générations futures. Les conséquences se font déjà ressentir et une grande partie de la population subit en ce moment même des températures et des catastrophes naturelles sans précédent :


« On a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n’en a pas ! »

Lamartine

Pour ceux qui aimeraient en apprendre plus sur mon rapport au vivant, j’ai publié cette année un premier livre autobiographique disponible dans toutes les librairies en commande, en stock chez Richer, Lhériau et Byblos à Angers ainsi qu’à la bibliothèque de l’Université Catholique de l’Ouest ou en commande directement en m’envoyant un message via la page contact :


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